L'iconographie du travail s'avère être une source d'inspiration pour les productions filmiques dès la naissance du cinéma. Les représentations des travailleurs, des travailleuses et leurs gestes filmés, deviennent ainsi des traces héritées, des lieux de mémoires appartenant désormais à une forme patrimoniale de l'histoire du travail et des techniques. La présentation, focalisée sur un temps long qui débute en 1896, s'appuie d'abord sur les représentations filmiques de la fabrication de l'acier, révélant ainsi une technicité au service du spectacle, alors que celles des gestes au travail rendent plutôt compte d'une technicité documentaire à valeur patrimoniale. Pour finir, une analyse de la consommation filmique plus contemporaine, en particulier sur les réseaux sociaux, laisse apparaître une nouvelle fonctionnalité à l'image animée, celle d'un outil au service d'une mémoire communicative.