Une mine de fer en Algérie au XIXe siècle. Techniques et environnements en situation coloniale.
Antonin Plarier  1@  
1 : LAboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes - UMR5190  (LARHRA)
Université Jean Moulin - Lyon 3
Institut des Sciences de l'Homme - 14, avenue Berthelot - 69363 Lyon cedex 07 -  France

Accordée dès 1846, la concession minière d'Aïn Mokra est pleinement exploitée à partir des années 1860 dans le cadre d'un Second Empire qui cherche à créer un Royaume Arabe en Algérie. La concession d'Aîn Mokra est possédée par Paulin Talabot, proche des saint-simoniens, qui s'inscrit pleinement dans leur projet de modernité industrielle considérant le terrain colonial comme un espace d'expérimentation industrielle. Dès lors, l'environnement de la mine est profondément transformé par un répertoire de techniques qui visent à assurer l'exploitation optimale d'un gisement prometteur. La qualité du minerai et l'importance du gisement suscitent en effet un grand enthousiasme et l'extraction atteint des sommets dans les années 1870 avec quelques centaines de milliers de tonnes extraites annuellement. Projets d'assèchement et de canalisation d'une zone humide, construction d'un chemin de fer, ouverture d'une mine en galerie puis à ciel ouvert se conjuguent pour créer une petite ville minière qui se superpose au caravansérail préétabli. 

Ce déploiement technique est plus particulièrement décrit par les élèves-ingénieurs de l'école des Mines qui se rendent à intervalle régulier sur le site entre les années 1860 et 1890. Les sept mémoires d'élèves ingénieurs disponibles seront analysés et confrontés à d'autres fonds provenant de la série F14 des archives nationales et de la série F80 des ANOM (Ministère de la Guerre et de l'Intérieur. Service ayant eu en charge l'Algérie). 


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