Des mathématiques à la didactique : analyse de trajectoires de sévriennes dans les « années 68 »
Elisa Dalgalarrondo  1, 2@  
1 : SPHERE  (SPHERE UMR 7219)
Université Paris Cité, CNRS
Place Paul Ricoeur - 75013 Paris -  France
2 : Cité du Genre  (ANR-18-IDEX-0001)
Université Paris Cité

Dès 1936, les statuts de l'Ecole Normale Supérieure de Jeunes Filles (ENSJF) prévoient de former les Sévriennes aux carrières dans l'enseignement supérieur et la recherche. D'abord rares, les étudiantes en mathématiques de l'ENSJF s'orientent davantage vers ces carrières à partir du milieu des années 1950. Dans les années 1960, l'une des voies empruntées par nombre d'entre elles fut la didactique des mathématiques.

Comment ont-elles choisi cette discipline ? Quelle a été l'influence de leur formation à l'ENS dans leurs parcours ? Dans quels réseaux les retrouve-t-on ? Plus largement, que nous révèlent leurs parcours des transformations de la didactique des mathématiques dans un contexte politique marqué par les mouvements sociaux des « années 68 » et la réforme des mathématiques modernes ?

Dans cette communication, je propose de m'appuyer sur les parcours des sévriennes didacticiennes pour explorer plusieurs hypothèses de travail. D'une part, je m'intéresserai aux liens entre les trajectoires de ces sévriennes et la création des Instituts de Recherche sur l'Enseignement des Mathématiques (IREM) dans le sillage de la réforme des mathématiques modernes. D'autre part, afin d'interroger le rôle de leur formation dans leurs carrières, j'étudierai l'influence qu'un mathématicien et didacticien enseignant à l'ENSJF, André Revuz (1914-2008), a pu avoir sur l'orientation de ces femmes vers la didactique.


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