L'orientation d'une recherche historique vers l'énergie nucléaire dans les pays de l'Est présente un intérêt conséquent au regard de l'actualité sur les tensions énergétiques et les conflits à l'Est de l'Europe.
La maîtrise des enjeux des systèmes électronucléaires dans le contexte des Etats post-soviétiques est un défi méthodologique, l'historiographie très resserrée sur le sujet ainsi que des sources peu exploitées en font un sujet propice à la recherche historique. Un sujet autour de l'électronucléaire situé géographiquement dans les limites des anciens pays du bloc soviétique à partir du système soviétique jusqu'à l'intégration européenne semble un cadre de recherches approprié pour se questionner sur la manière dont les décisions technopolitiques affectent les infrastructures électronucléaires d'héritage soviétique qui sont, dans le cadre des pays d'Europe de l'Est, subordonnées aux rapports de forces géostratégiques entre acteurs de l'électronucléaire, Etats et jusqu'à l'Union Européenne.
La construction d'une réflexion transversale afin de faire coïncider l'objectif d'établir un lien entre les applications de l'électronucléaire dans toutes la variété des pays d'Europe de l'Est ayant intégrés l'espace de l'Union Européenne, tout en étant soumis aux réalités d'être dépositaires d'un complexe nucléaire légué par l'Union Soviétique. L'objet ici est autant de mettre en lumière l'intrication des intérêts technopolitiques et géostratégiques entre les acteurs nationaux et internationaux du complexe électronucléaire, que les instances gouvernementales et étatiques des pays impliqués et les instances de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, AIEA, ou l'Union Européenne, UE.